Vive la Commune de Paris!

Manifestations du 28 mai 2011 au mur des fédérés, cimetière du Père Lachaise et à Besançon (tract)

La Répétition Générale, Revue de littérature et de poésie

Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon.

Vive la Commune de Paris (1871) !

Cela fait cent quarante ans cette année que les vaillants communards, les révolutionnaires parisiens, ont mis en place le système politique le plus démocratique qui ne fut jamais mis en action dans notre pays: La Commune de Paris. Cela fait cent quarante ans aussi que ce gouvernement du peuple a été massacré et près de cent mille ouvriers parisiens disparus, déportés ou assassinés par les bourgeois versaillais, ces parlementaires démocrates. A l'opposé de ces bonimenteurs, de «gauche» ou de droite, les communards ont porté l'espoir du bien commun, du collectivisme démocratique, d'une collectivité humaine émancipée, contre les criminels à la solde des marchands qui atteignirent les sommets de l’horreur lors d’une semaine de massacres dont le 28 mai 1871 fut la clôture sanglante.

Dans un prochain numéro de La Répétition Générale, prévu pour septembre 2011, le thème de La Commune de Paris sera amplement développé, avec toute l'importance qu'il mérite, afin de fêter dignement cet anniversaire révolutionnaire. Il faut rappeler que pour des décennies, l’héroïsme des travailleurs parisiens révoltés est resté comme un modèle, un exemple, pour de nombreuses révolutions. Et il continue encore aujourd’hui d’inspirer les traceurs d’avenir.

«Si la Commune est battue, le combat est simplement différé. Les principes de la Commune sont éternels et ne peuvent être détruits: ils resurgiront toujours de nouveau jusqu’à ce que la classe ouvrière soit émancipée»

(Marx, exposé au Conseil général de l'Internationale du 23 mai 1871)

La Commune et les étrangers

(extraits d'une brochure éditée par «Les Amis de la Commune de Paris 1871», 46 rue des cinq-diamants, 75013 PARIS ou www.commune1871.org)

En ce jour de manifestations partout en France pour affirmer que «D'ailleurs, nous sommes d'ici», il faut rappeler comment les communards considéraient les étrangers: comme des frères. Loin du racisme et de la xénophobie d'état actuellement mis en place par le gouvernement, La Commune de Paris a offert une véritable reconnaissance aux étrangers.

Ainsi, par exemple:

«Une jeune russe de 20 ans, Elisabeth Dmitrieff, dirige «l'Union des femmes pour la défense de Paris et pour le secours aux blessés.» Le 15 avril 1871, l'Assemblée générale de cette association lui décerne le prix de citoyenne, «considérant que Mme Elisabeth Dmitrieff, en s'occupant avec un zèle et une énergie au dessus de son âge, du groupement des parisiennes, par l'organisation d'un comité central destiné à l'augmentation des forces morales et matérielles de la défense; considérant que sa qualité d'étrangère ajoute au mérite de son initiative, l'Assemblée générale de l'Union des femmes décerne à Mme Elisabeth Dmitrieff le titre de citoyenne de Paris, en attendant que la République nouvelle lui donne de grandes lettres de naturalisation qui la feront citoyenne de l'humanité.»

Par ailleurs:

«Nombreux sont les étrangers qui se battent dans les rangs communards: les travailleurs immigrés (surtout belges et luxembourgeois) et les révolutionnaires réfugiés dans le pays (...). Fait unique dans l'histoire universelle, plusieurs étrangers occupent des places dirigeantes de grande importance. Léo Fränkel, ouvrier orfèvre hongrois (...) exerce les fonctions de Ministre du travail et inspire toute l'œuvre sociale de la Commune. Des généraux polonais, Dombrowski et Wroblewski, assument des commandements militaires de première importance.»

Vive la Commune! Vive l'égalité entre français et étrangers!

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