LRG N°5 CREVOLUTION

LRG N°5 est arrivé !

 

 

 

CRevolution

 La CIA reconnaît avoir orchestré le coup d'État de 1953 en Iran

Soixante ans après le coup d’État qui a vu le départ du Premier ministre démocratiquement élu Mohammmad Mossadegh, des documents attestent du rôle de premier plan joué par la CIA dans les événements.

(France 24, le 19 Août 2013)

 CRévolution : pas la Révolution trahie mais la Révolution crevée, la dégonflée – les révolutionnaires aux ventres crevés – ; pas la rêvée mais la cramée ; la Révolution assassinée.

1973 : assassinat de Salvador Allende par la démocratie libre made in CIA ; la voie chilienne au socialisme crève de tortures et de meurtres de militaires vendus au maître de Washington ; crève la colombe poignardée par ces barbares ;

1987 : assassinat de Thomas Sankara par la Françafrique et ses amis ; le révolutionnaire crève éventré parce que communiste, menant des campagnes féministes, écologistes et protectionnistes ; crève le Che africain, visionnaire et populaire.

Les révolutionnaires peuvent crever, doivent crever : telle est la loi de la démocratie libre et du capital prédateur libre et non faussé.

Crève évolution de la société : les réactionnaires religieux ou païens dressent leur queue primitive préscientifique, et lèvent leurs armées de fanatiques tandis que les peuples travailleurs du monde entier sont crevés par la crise (sans fin) de la dette ;

Crève Révolution communiste, tes partisans sont divisés, emprisonnés et diffamés : ils crèvent les uns après les autres de la maladie capitaliste ;

Crève le rêve de la Révolution : ils en rêvent, les bourgeois capitalistes, qu’elle crève, la Révolution ; ils en rêvent qu’ils crèvent, tous un par un, les révolutionnaires, la grève, la trêve, le rêve.

Bourgeois salopards, crevards : qu’ils crevassent dans les crevasses de leurs méfaits contrefaits !

La Révolution crève… et LRG crève sous vos yeux du système d’édition et de diffusion actuel, privilégiant les privilégiés et la cour de ceux qui lui font la cour, courtisans du capital : avant dernier numéro.

  

 

Au sommaire de ce nouveau N°:

 La colombe poignardée (poème de B FLAMAND)

Le Che est aussi africain (discours de T SANKARA)

Le sang de Sankara (poème de PO POYARD)

Supplique nyctalope (prose de M CREVOISIER)

Poèmes libres à lire (A DJAMENT, G BRULEZ, C ANTONINI, Y RITSOS, PO POYARD)

A notre camarade (oraisons de PO P et G MASUREL)

Billets d’humeur (textes d’actualité par C ZAMARON)

Jeu-concours (d’après J GANZHORN)

Ateliers d’écriture à Mirecourt (Vosges)

Courriers des lecteurs (G B et F E)

  

 

Poème en hommage à Henri Meschonnic

  Il est temps d’entendre

Le silence

Le silence de ce qui est tu

Le silence de ceux qui sont tués

Le bruit de la mort

Le bruit du sang

Le bruit du mensonge

Le bruit du marché

 

Il est temps d’entendre ce qui est tu

Le sang de Sankara

Ils l’ont tué, il est tu

Entendre celle qu’ils ont tuée

La colombe poignardée

Par des tueurs à poigne

Par des colonels battue, torturée

Par un général abattue, tuée, tue

Le silence sévère

Le silence tue

 

Il est temps d’entendre

Ce qui est tu

Ceux qui sont tués

Dans la lutte des classes

Assassinés, assaisonnés

Par les balles cannibales

Des flash-balles policières

Silence

On tue des arabes

 

Il est temps d’entendre

Le silence général

Marcher dans les rues ?

Silence

Se ruer sur les marchés ?

Silence

Cris et écrits des assassinés ?

Silence

Le bruit de la marche au marché

Au marché de la mort ?

Silence

Silence de mort tue (…)

 

Il est temps d’entendre

Le vertige de la dette

Entendre Sankara :

« Nous ne paierons pas la dette »

Nous ne paierons pas la crise

La crise du laisser-faire

La crise du libre marché

Entendre ce qui est tu

Le communisme

La liberté

Et tuer, tuer le marché (…)

 

Il est temps d’entendre

Le silence général

La dictature des marchés tue

La dictature des marchands tue

Se révolter est tu

La révolution est tuée

Mentir, tuer : lois du marché

La torture policière est tue

La prison, les communistes

Emprisonnés sont tus, tués

Le communisme de classe est tu

Le communisme est crime

Pour les marchands criminels :

Mensonge des menteurs tueurs

Mensonge des assassins tu.

 

Il est temps d’entendre

Le silence

Le silence

De tout ce qui est tu

De tous ceux qui sont tués

Ceux qui torturent

Les communistes arabes

De tous ceux qui se taisent

Et laissent faire

La mort silencieuse

Le silence de mort

 

LIBERTE POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH

 

 

Fable actuelle : des chiffres et des mots

 Par Colette ZAMARON

 

Il s’appelait Djamel, il était chômeur et s’est suicidé en s’immolant par le feu devant l’agence de Pôle Emploi à Nantes.

« Vive émotion », a dit le Président de la République.

 

Il s’appelle Ghosn, PDG de Renault, 12 millions d’euros de rémunération en 2012, mais il veut bien renoncer à 30% de sa part variable de salaire contre 8260 suppressions de postes.

« Compétitivité, flexibilité », dit le patron de Renault.

 

Ils sont 90000 demandeurs d’emploi par mois qui perdent leur indemnisation et doivent vivre des minimas sociaux… beaucoup se suicident.

« Profiteurs, assistés », disent les journaux.

 

Il s’appelle Varin, PDG de PSA ; face aux mauvais résultats de son groupe, il veut bien aussi renoncer à sa part variable. Le malheureux avait déjà fait de même en 2011 et n’avait touché que 1,3 million d’euros.

« Restructuration, mobilité ; Plan de sauvegarde pour l’em ploi », dit le patron de PSA.

 

Ils sont ouvriers de PSA à Aulnay ; leurs emplois sont sacrifiés et ils sont en grève depuis le 16 janvier contre la fermeture de leur site.

« Rentabilité », disent les actionnaires.

 

Il s’appelle Taylor, patron de Titan aux USA ; il insulte les ouvriers français sans vergogne.

« Fainéants », dit-il comme tous les grands patrons qui vivent de la richesse produite par les autres. Insulte mondialisée.

 

Des chiffres et des mots qui ne veulent plus rien dire.

Des luttes partout : Renault, PSA, Goodyear, Ikéa, Fralib, Continental, Virgin, Arcelor, Sanofi… et par chez nous : Groupe Parisot, TRW, papeterie UPM, Bihr, Corvisart…

 

Prévert disait : 

« Le patron, s’il gagne, c’est tant mieux, c’est gagné

Mais quand il perd, c’est pas lui qui perd, c’est ses ouvriers

Une seule chanson, toujours la même

Bénéfices nets… millions… millions. »

 

Souvenez-vous, classe riche, d’autres chansons

Arrêtez d’prendre les pauvres pour des cons

Car à trop tirer sur la corde

Vous attentez à la concorde

Vous dites : « Millions, millions ! »

Nous répondons : REVOLUTION !

 

 

La Répétition Générale N°5, revue de littérature

 Editeur : Association littéraire La Répétition Générale (LRG) ;

Rédacteur collectiviste : Pierre-Olivier POYARD ; 

Illustratrice : Charlotte LAPLUIE ;

Adresse internet : pierre-olivier.poyard@wanadoo.fr ; 

Site internet : http://larepetitiongenerale.e-monsite.com/ ;

Imprimeur : INTERTRACE, 88100 Pair et Grandrupt ; 

ISSN : 2116-8822 ; 

Dépôt légal : septembre 2013. 

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